L'Enfant Sans Nom - Parents Endeuillés

Vous venez de perdre votre enfant.

Le drame et le vide de l’après s’associent souvent à un profond sentiment de solitude.

  Les proches, même bienveillants, voudraient vous voir aller mieux ; le tabou autour du deuil périnatal vous empêche de parler de votre enfant .

L’association souhaite vous accompagner dans votre cheminement de parents endeuillés et est à vos côtés pour traverser cette souffrance.
Nous proposons des groupes d'entraide, de parole dans plusieurs villes en France.
 
Nous n'avons pas vocation à remplacer un suivi psychologique, nous souhaitons simplement accorder toute sa place à votre parole, à l'histoire de votre famille, de votre enfant par le respect, l'écoute et l'empathie.
 
Notre association n'a pas d'affiliation politique ou religieuse.

Mais avec qui échanger lorsque l’être perdu est un bébé que personne n’a connu ?

Quelle place donner à cet enfant dont l’existence est indiscutable, que l’on sent dans sa chair, mais si peu tangible pour notre entourage ?

Souvent, la perte est incompréhensible car inattendue et subite. Comment recevoir ou entendre une telle nouvelle quand on se préparait à donner la vie ?

Pourquoi la vie continue-t-elle pour l’entourage qui peut encore se réjouir  d’événements heureux et qui semble avoir oublié ce qui s’est passé ?

Comment traverser cette épreuve dans le couple, dans la famille ?

Comment interagir avec les enfants  témoins du deuil ?

Comment rêver un autre enfant… vivant ?

Comment accueillir le ou les enfant(s) après ?

 

Nous organisons une fois par mois dans plusieurs villes de France des groupes de parole encadrés par des bénévoles écoutants formés, et au sein desquels nous accueillons des parents endeuillés dont les situations sont toutes différentes, mais qui partagent la même perte, celle d’un enfant en période périnatale.

Se sentir moins seul, ressentir sa peine reconnue, pouvoir parler et être entendu, écouter l’expérience de personnes qui ont vécu elles aussi ce drame : voici ce que nous pouvons vous apporter pendant ces temps de partage.

 Nous nous rencontrons aussi plus ponctuellement autour de manifestations qui visent à rendre hommage aux bébés décédés : journée de partage à l’occasion de l’assemblée générale, journée de pique-nique, participation à la journée une fleur une vie……

ACTUALITES

Les parents de bébés mort-nés pourront (enfin) leur donner un nom de famille

Le Sénat vient d'adopter en première lecture une proposition de loi visant à autoriser les parents de bébés mort-nés à leur donner un nom de famille. Un nouveau pas en avant pour la reconnaissance de ces enfants.
Avoir un bébé mort-né est une épreuve particulièrement difficile. Les parents peuvent se sentir d'autant plus isolés dans leur deuil périnatal que ces enfants sont très peu reconnus par la société, alors qu'ils existent bel et bien dans le cœur de leur mère et de leur père, et de l'entourage. Le Sénat vient d'adopter en première lecture un texte permettant de leur donner un nom de famille. Cela peut sembler peu de chose, voire être anecdotique pour certains, mais pour les parents c'est un véritable pas en avant pour la reconnaissance de ces bébés.

 

Un bébé mort-né pourra avoir un nom de famille
La proposition de loi a été déposée par la sénatrice Union centriste de la Côte-d'Or Anne-Catherine Loisier, indique Ouest France. Elle a été adoptée par le Sénat en première lecture. Elle veut permettre aux parents d'un bébé mort-né de lui donner un nom de famille. En cas de mortinaissance, l'enfant pourra ainsi porter celui du père, celui de la mère, ou les deux noms accolés dans l'ordre de leur choix, selon les volontés de la famille. Cette mesure comble ainsi un vide juridique pour aider les parents à faire leur deuil.

Des avancées progressives pour les parents endeuillés

Cette nouvelle loi vient compléter les mesures participant à la reconnaissance d'un bébé mort-né. Déjà, en 1993, un texte autorisait l'inscription d'un enfant né mort ou pas viable  dans le registre des décès. Comme le rappelle Ouest France, il a ensuite fallu attendre 2008 pour qu'un nouveau pas soit fait pour les parents endeuillés. Deux mesures avaient alors été adoptées, la première précisant que l'inscription au registre des décès soit conditionnée par un certificat attestant que la mère avait accouché, excluant ainsi les interruptions volontaires de grossesse (IVG). La seconde concernait les parents non-mariés dont le premier enfant était mort-né. Ils peuvent depuis recevoir un livret de famille pour y inscrire leur enfant et garder ainsi une trace de son existence.

Ensuite, en 2009, une circulaire reconnaissait le droit des parents de donner un ou plusieurs prénoms à leur bébé mort-né. Elle les autorisait aussi à organiser des funérailles dans un délai de dix jours, à avoir droit aux congés maternité et paternité et à bénéficier d'une allocation spécifique de la part de la Caisse des allocations familiales (CAF).

Autoriser les parents à donner un nom de famille à leur bébé décédé avant ou à la naissance est un nouveau pas en avant car cela donne une existence officielle complète à cet enfant. Cependant, ces bébés n'ont toujours pas d'état civil, les sénateurs ne souhaitant pas qu'ils aient une personnalité juridique, car cela pourrait avoir des conséquences en matière de filiation ou de succession.    

Les vies minuscules, avec leur début si bref, leur infime zénith, leur fin rapide,
n'ont pas moins de sens que les longs parcours.
Il faut seulement se pencher un peu pour les voir, et les agrandir pour les raconter.
                                                             Françoise Chandernagor

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